Bouts de ficelle.

Me voilà aujourd’hui, le regard rivé sur le bout si sale de ma basket droite, réfléchissant à demain, à plus tard et même à tout jamais. Qu’est-ce que je fous là à me poser cent mille questions ? Pourquoi, ô pourquoi je ne fonce pas sans réfléchir ? Je suis toujours dans l’à peu près et dans le pourquoi-pas mais rarement dans le possible et le putain-mais-oui. Parce que le possible n’est qu’un univers plein d’illusions (du moins de mon point de vue). Il me frôle de temps en temps, ou est-ce moi qui ose à peine le toucher ? Un peu des deux je pense.

Faut dire qu’il y a pas mal de choses qui m’échappent, notamment moi-même. Je m’échappe à moi-même. Merde. Suis-je réellement celle qui détient le secret de mes propres aspirations ? Suis-je vraiment celle qui joue avec les ficelles de mes pensées ? Je préfèrerai croire qu’il y a au dessus de moi, un immense personnage sans visage qui s’amuse à me faire faire des choses et d’autres, à choisir chacun de mes pas et à me forcer à prendre des décisions qui ne sont (définitivement) pas les bonnes.
Mais non. Force est de constater que je suis mon propre pantin. Je tire sur mes bouts de ficelle en faisant attention avec la peur de les casser et de devenir une poupée vivante, loin de son ancien statut de pantin désarticulé.
Alors j’espère que j’exagère. J’espère que mon vrai jour n’est pas nuit et qu’au final, ça va hein. Que la vie de poupée vivante – entendez ici « être humain » ou « femme » – n’est pas si compliqué et que la poupée vaut bien plus que le pantin.

Et si je vivais une histoire (à peu près) similaire à celle de Pinocchio ? Cela expliquerai mon coeur en bois et ma souplesse inexistante. Et peut-être que je mens, le nez qui grandit en moins. Mais d’ordinaire c’est à moi-même que je mens : vantant des choses que je ne mérite pas, remplacer mes défauts par des qualités que je ne possède pas vraiment, offrir des sourires à mon reflet fatigué et triste…

Qui sait si un jour je deviendrai une vraie femme.

Lève-toi grognasse et vis !

Croire ou penser.

J’ai bientôt 23 ans et je crois encore qu’écrire me guérira de quelques maux que je trimbale depuis longtemps. Et c’est parce que je le pense, et que je le crois très fortement, que je décide (non sans peur) de débuter cette merde ce blog.
Alors oui, peut-être que je finirai par le laisser mourir, dépérir, prendre la poussière virtuelle. Mais là, tout de suite, maintenant, j’en ai besoin. J’ai besoin de toi monsieur Blog.

Mon Blog, cet homme plein de poussière.

Souvent, il sera question de moi, moi, et encore moi. Parfois je laisserai la place à Charlie (une nana qui squatte ma tête mais qui n’y sort jamais). C’est un peu une connasse, mais elle l’assume pleinement. Vous verrez, elle est sympathique et volubile. Un peu vulgaire aussi. Mais il faut la comprendre : elle côtoie tous les jours une nana un peu coincée : moi.
Des fois il sera aussi question de musique, de livres (un jour viendra je finirai les 15 bouquins qui ornent ma table basse), et d’autres machins chouettes ou non.

Tout ça pour dire que là j’étais juste venue vous installer le tapis moche qu’installe beaucoup de gens devant leur porte, celui-là même avec des fleurs et un gros « Bienvenue » au milieu.

Ouais voilà, bienvenue à vous.
Bisous.

Delphine.