Bouts de ficelle.

Me voilà aujourd’hui, le regard rivé sur le bout si sale de ma basket droite, réfléchissant à demain, à plus tard et même à tout jamais. Qu’est-ce que je fous là à me poser cent mille questions ? Pourquoi, ô pourquoi je ne fonce pas sans réfléchir ? Je suis toujours dans l’à peu près et dans le pourquoi-pas mais rarement dans le possible et le putain-mais-oui. Parce que le possible n’est qu’un univers plein d’illusions (du moins de mon point de vue). Il me frôle de temps en temps, ou est-ce moi qui ose à peine le toucher ? Un peu des deux je pense.

Faut dire qu’il y a pas mal de choses qui m’échappent, notamment moi-même. Je m’échappe à moi-même. Merde. Suis-je réellement celle qui détient le secret de mes propres aspirations ? Suis-je vraiment celle qui joue avec les ficelles de mes pensées ? Je préfèrerai croire qu’il y a au dessus de moi, un immense personnage sans visage qui s’amuse à me faire faire des choses et d’autres, à choisir chacun de mes pas et à me forcer à prendre des décisions qui ne sont (définitivement) pas les bonnes.
Mais non. Force est de constater que je suis mon propre pantin. Je tire sur mes bouts de ficelle en faisant attention avec la peur de les casser et de devenir une poupée vivante, loin de son ancien statut de pantin désarticulé.
Alors j’espère que j’exagère. J’espère que mon vrai jour n’est pas nuit et qu’au final, ça va hein. Que la vie de poupée vivante – entendez ici « être humain » ou « femme » – n’est pas si compliqué et que la poupée vaut bien plus que le pantin.

Et si je vivais une histoire (à peu près) similaire à celle de Pinocchio ? Cela expliquerai mon coeur en bois et ma souplesse inexistante. Et peut-être que je mens, le nez qui grandit en moins. Mais d’ordinaire c’est à moi-même que je mens : vantant des choses que je ne mérite pas, remplacer mes défauts par des qualités que je ne possède pas vraiment, offrir des sourires à mon reflet fatigué et triste…

Qui sait si un jour je deviendrai une vraie femme.

Lève-toi grognasse et vis !
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Blogueuse LOL #1 : Faune.

J’en parcours des blogs beauté, mode ou cuisine ..! Les gens qui les tiennent sont tous généralement très beaux, talentueux, et font de jolies photos qui me rendent malade de jalousie.
Je n’ai aucun talent lorsqu’il s’agit de donner des conseils de beauté. Y a qu’à voir comment je me maquille (assez aléatoirement) et les produits que j’achète (encore plus aléatoirement) pour comprendre mon noobisme (laissez-moi inventer des mots) dans le monde de la beauté/esthétique.
Du côté fringues … HUM COMMENT DIRE ? J’ai un style très approximatif, souvent excentrique et créant des explosions oculaires des fashionistas de 16 ans et des mémés dans les rues de ma ville (j’exagère à peine).
Pour finir sur la bouffe : je me contente de pâtes et de steak presque 330 jours par an. Non pas parce que je suis étudiante avec un budget merdique. Non. Mais bel et bien par choix. J’aime manger mais je suis pas franchement à l’aise lorsqu’il s’agit de faire-créer de bons petits plats. L’une de mes plus grandes frustrations reste de ne pas pouvoir poster des photos de plats appétissants faits par mes soins sur Instagram … Tristitude.

Alors ouais, ma vie est une triste succession de fails quotidiens. Je ne me sens bien qu’avec ma folie, quoi de plus naturel pour moi que de la mettre en avant ici en me foutant trop trop de la gueule des blogueuses mode moquant gentiment des blogueuses modes (que j’admire secrètement) et de moi-même. Il est probable que vous ne riez aucunement, que vous en ayez rien à battre et que tout ça vous paraisse plus qu’inutile. Et bien sachez que je m’en contre-fous comme du journal de Claire Chazal.
Assez parler, je déclare ouvert le premier numéro de « Blogueuse LOL« . Le thème : « Faune« .
Pourquoi la faune ? Et bah c’est l’hiver, et on (JE) aurait TROP voulu être un oiseau, un ours, ou quelconque animal à poils, plumes, pelage doux pour pouvoir sortir dehors dignement ou juste rentrer dans une hibernation totale jusqu’à juillet prochain. Je ne comprend décidément pas les gens qui aiment l’hiver et sa connerie de neige.
J’ai rassemblé les trucs moches que j’ai dans mes placards pour que vous vous moquiez de moi votre plus grand plaisir. VOILA.

Blogueuse LOL qui s’tape the pose bien bizarre.

A la possible question « est-ce que tu sors habillée comme sur les photos ? » la réponse est « oui, j’en suis foutrement capable.« , sans les cacas traits de rouge sur la face. Faut pas déconner hein.
VOILA. Ce n’était pas drôle, foutrement mal pris en photo, les couleurs sont délavés pour le côté « vintage-hype-tu-vois », et j’ai envie d’être Princesse Mononoké.
Avant de vous quitter, un bref résumé digne d’une blogueuse mode accomplie (AHAHA).

  • Bonnet ourson et Col claudine en fausse-fourrure: Asos
  • Robe zèbres-zébrée : H&M
  • Bague zoziau : Camaïeu
  • Ceinture & boots : magasin de déstockage
  • Plumes boucles d’oreilles bleues : New Look

I believe I can FAIL.

« Je me sens comme une bouse, je pue la loose. »

  C‘est cette phrase d’une rare élégance que je me répète avec une étonnante facilité chaque matin. Et je me dois de vous prévenir : je vous mens lorsque je parle du matin puisqu’il s’agit plutôt ici d’après-midis, de soirées ou d’intenses horaires où les gens normalement constitués dorment à points fermés. Pas une minute sans que je ne m’en prenne à moi-même. Je ne me laisse aucun répit. Pourquoi diable irai-je développer des onces d’espoir ? S’attaquer à soi-même est outrageusement dénué de difficulté. Inutile, mais si facile !

« Je ne suis pas la cinquième roue du carrosse, je suis encore dans le stock. »

  Oh, bah encore une punchline créée par mes soins ! Le monde de la pub et des slogans pourris s’ouvriront un jour à moi. Bref. Voilà le topo : je me sens comme la dernière des roues du carrosse. Cendrillon elle-même ne m’aurait pas utilisé pour son affreuse citrouille magique. Je ne me serai pas proposée de toutes façons. Je n’aime pas trop les légumes, mais ce n’est pas le propos ici. J’expliquais grossièrement que j’étais loin d’être une roue utile, pas même la cinquième roue du carrosse, du tracteur de Papi Georget, ni même de la Clio2 de ta maman. Je suis à mille lieues d’être la roue de secours ! D’ailleurs, la roue de secours se moque bien de moi. Elle voit bien que je ne suis bonne à rien pour le moment. Elle ricane et balance à qui veut bien l’entendre :

« Encore une roue de pacotille ! Elle finira par être balancée au bûcher, elle crépitera aux pieds de cette dame dont tout le monde parle dans le village : Jeanne d’Arc  Christine Boutin. Ça s’prend pour une roue de compèt’  et ça change de bagnoles tous les quatre matins. Roue de mauvaises augures ! Même ses jantes prouvent qu’elle ne tient pas la route celle-là ! Qu’on lui crève son caoutchouc ! « 

  Impuissante, ne me reste que les soupirs, c’est parti : je me dégonfle. Faut dire que j’ai jamais su me mettre en avant, je n’ai jamais bombé le torse. En même temps, vu le peu d’atout mammaire, y a pas d’quoi s’la péter vous m’direz !
Mais voilà que dans le creux de l’oreille on me console. Mon caoutchouc mérite son petit pesant d’or. Mes jantes sont propres. Mon adhésion à la route peut s’améliorer, il parait. Les chuchotements reprennent : on me dit tout doucement que je mérite mieux que de pourrir dans un stock, que j’en suis capable, que j’irai loin. Peut-être même qu’une voiture me voudra pour un long parcours ! On me le dit tendrement. On y croit pour moi. Allez ! Go !

  • Inspiration. Expiration.
  • Est-ce que je peux ? Est-ce que je dois ?
  • J’essaie. Je croise les doigts des fois.
Mon dos, mon cul, mon optimisme.