La fille qui pensait avoir les yeux loin du coeur.

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(plusieurs morceaux d’articles de Décembre 2007
corrigés par mon moi de Mars 2016 et mon moi de Juillet 2016, because why the fuck not)
« – T’as vu ses yeux ?

– Oui, ils sont clairs, c’est beau.
– Ils sont surtout braqués sur toi. »

(dialogue entre moi et je ne sais qui dans un rêve ancien).

Et les voilà ces douces minutes qui passent aussi rapidement qu’une horde d’escargots sur le dos d’une tortue. Elles me laissent là, à ta merci.
Je t’ai vu et je te veux. Je sais qu’il est mal de vouloir avant d’espérer mais tu distords les règles de la vie. Ou du moins, les règles de la mienne. Je ne devrais pas le dire. Encore moins l’écrire, pourtant je ne peux m’empêcher de me laisser envahir par des désirs insolites qui s’installent et tapissent mes veines lorsque nos regards se croisent. La moindre parcelle de mon corps frissonne face à tous ces signaux puissants qui feront de mes vaisseaux nerveux des machines sans contrôle. Je sais que tout cela paraît fort niais et insipide, mais je finis par croire que les gens ne sont finalement tous que des robots attendant de trouver celui ou celle qui saura manipuler la télécommande du coeur de l’autre.

       J’entends mon cœur qui bat un rythme cadencé. Ma télécommande a donc été dérobée. Tu sembles bien t’amuser avec les boutons. J’en ferai de même lorsque je trouverai la tienne. Sois en sûr.

Suis-je la seule à ressentir ces étranges pulsations ?  Tu sembles toi aussi touché… Serais-tu amoureux toi aussi, ou en proie à ces mêmes désirs qui ne te lâchent plus ? Pourquoi donc tes pupilles me paraissent-elles si dilatées ? Des étoiles aveuglantes parcourent ton regard : te voilà avec de belles ampoules à la place des yeux !
« Je t’avais pourtant prévenu. » me diras-tu l’air innocent. Tu m’avais bel et bien prévenu de ta venue dans les recoins de mes veines. Telle une drogue douce, tu dégoulines. Partout. Mon cerveau, ma peau, tout semble s’hérisser et se plier à ta volonté.
Un virus. Tu n’es qu’un virus.
Si il existe un remède ? Sûrement pleins, comme peut-être pas du tout. 
Répondre au Mal par le Mal serait une bien bonne idée, mais désirer pour désirer n’a aucun sens et ferait de vous des loques vivantes en recherche constante de sensations ici ou là, avec celui-là ou celle-ci (je ne juge bien entendu personne, faîtes comme bon vous semble très cher).
Mais il serait tout de même impertinent de votre part de croire que je sois une allumée, ou même une allumeuse. Je pense n’être ni l’une, ni l’autre . Il en va de votre avis sur ma personne, mais au fond : peu m’importe – comme si votre avis comptait vraiment. Aha.
J’essaie juste d’affronter les Délices & Merveilles qui nous envahissent sans qu’aucune émotion ne transparaisse. C’est difficile, certes. Puis je tenterais avec vigueur de calmer toutes les ardeurs qui émanent de-ci de-là. Et j’y mettrai « tout mon cœur », crois-moi.

tumblr_mi88epXg3W1r0casro1_500(je ne sais pas quoi ajouter ici, tant pis, bisou. le moi de 2016 trouve ça très difficile.)

Si mon moi de 2007 savait à quel point je peux aimer elle aurait puissamment rigolé puis sûrement pleuré. De joie ou de peine, franchement, peu importe. Les années passent et je m’impressionne à vouloir être heureuse et bien avec ma personne, et bien avec les autres. Me voilà bien bête à vouloir finir un texte sans queue ni tête. J’ai tenté de garder la fin du texte du moi de 2007 où je vous somme de me laisser rêver et d’espérer, mais je crois que ça n’a aucun intérêt puisque désormais je réussis (un peu) à rêvasser, et mieux : à (m’)aimer.

J’espère que ça sera pour longtemps. 

 

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illustration : www.nataliefoss.co.uk
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You look like an angry teapot.

 Il serait d’bon ton de vous prévenir que je ne fais que déposer des phrases qui me hantent l’esprit depuis maintenant quelques mois. Alors ne cherchez ni lien, ni lyrisme construit. L’incohérence est ici reine. Je ne fais qu’extirper de ma tête ce qui me gêne. Cet avertissement maintenant lu, vous pouvez choisir de ne pas lire ce qui suivra. Bisou, bien à vous, Delphine.

Oui. J'aurais kiffé avoir la pensine de Dumbledore. Oui. Voilà.
Oui. J’aurais kiffé avoir la pensine de Dumbledore. Oui. Voilà. VOILÀ.


Avant que tu ne t’emballes, laisse-moi compter
Tout l’Amour que tu m’as coûté
Beaucoup trop à mon avis,
J’irai foutre une balle dans ton cervelet.
(Delphine, alias JenaLee – oui vous aviez oublié son existence, de rien pour les souvenirs)

 Il m’arrive d’être poète merdique à mes heures perdues. Il faut d’ailleurs que j’arrête de perdre ces heures précieuses, que je me focalise sur ma vie, que des pensées fugaces foulent le sol gluant de mon cerveau. Il faudrait, pour sûr, que je stoppe là mes inepties et que je m’en aille dormir, courir, boire un verre d’eau de rosé  (à vous de voir l’activité correspondant à l’heure qui l’est au moment où vous lisez ces lignes).

Mais non. Non. Divaguons. Enfin. Je divague. Vous, vous restez plantés là à soupirer quelques mots sur ma folie. Faites donc.

SOUFFLEZ, C’EST PRESQUE FINI.

 Ce qui est sympathique avec l’introspection, c’est toutes les conneries qu’on peut réussir à créer dans sa propre tête. S’auto-persuader de choses incroyablement fausses. Et c’est ainsi que je me plais beaucoup trop souvent à croire que plus mon scénario interne est catastrophique, moins ma réalité le sera. Chaque moment « crucial » de ma palpitante vie fait l’objet d’une mise en scène profonde, privée, mais surtout improbable et rocambolesque, avec généralement des torrents de larmes et des punchlines dignes de Belmondo, Dicaprio, et Sailor Moon réunis. Ma raison vacillera, se troublera et on observera mes sourcils se froncer face à ma propre introspection. Je me chamboule toute seule. M’enfin. Comme toujours me direz-vous.
Comme toujours. 

Whatever. Adios Bithchachos. Que le positif hante vos vies.
Ça se finit comme ça. Je vous avais prévenu, merde hein.

Touvabien. Grobizou.

Snow Motion.

Alors la voilà cette fameuse période. LA période où les journaux télévisés et tous les gens des internets redécouvrent l’existence de l’hiver et de son éternelle complice : la putain de sa race de neige.

Sans blague ?!

Rares sont les gens qui haïssent la neige. Ou alors ils la haïssent pour un court instant (quand les pneus et les chaussures glissent sur le sol, quand ton bus ne passera pas et autres petits désagréments quotidiens …). Parce que bon, la neige pour beaucoup d’entre vous se ramène gentiment sur les toits pour accueillir le Père-Noël et la nouvelle année (enfin cette année, si on crève pas le 21 décembre hein). Bien entendu elle rajoute à ça les trucs chouettes qu’on trouve dans toutes les bonnes comédies romantiques : de belles promesses, des cadeaux, la famille, des repas copieux, de l’alcool à flot, des bisous tendres sous quelques flocons timides, des skis sous les pieds, les joues rougies par une bataille de boules de neige … etc etc etc etc.
Alors sachez que je hais la neige. Là je l’écris en minuscules mais j’aurai préféré vous le hurler en lettres capitales (je pense le faire d’ici la fin de cet article mal écrit voir un peu avant style là bientôt tout de suite tu vois).

« NOOAAAN PAS LA NEIGE PUTAIN ! »

Alors pourquoi tant de haine envers ce phénomène magique qu’est la neige ? Pourquoi je ne trouve aucune once d’espoir ni de magie ni de bonheur en voyant les flocons tomber ? Serais-je une connasse avec un coeur en pierre ? Est-ce une maladie ? Tant de questions de merde qui se bouscule dans vos têtes (et surtout dans la mienne). Tant de questions qui méritent certainement pas des réponses.
ALORS C’EST PARTI MON KIKI.

 L’hiver. Quelle merde : il fait froid, il fait nuit très tôt, et manger de la glace n’est possible qu’en face de ton radiateur que tu auras baptisé « Juanito » ou « Nikos » pour te rappeler que le soleil et la chaleur existent dans ce triste monde. Pourquoi diable cette saison existe, et surtout pourquoi de la neige ?! Si encore on pouvait avoir le même rythme de vie passionnant qu’un écureuil et donc se permettre, sans culpabilité aucune, d’aller pioncer dès fin novembre et ne se réveiller qu’à la mi-mars. Même pas ! On subit. On râle. On chiale. On voit les psys et les médecins. On a le nez qui coule (ou pire, qui se bouche). En deux mots : un enfer. Même dans Mario Bros la neige et le froid sont emmerdant. C’EST DIRE LE DÉLIRE
Je sais très bien que beaucoup crachent sur l’hiver, mais parmi ceux-là, certains aiment la neige. Non, pardon : ils l’adooorent. Ils l’attendent comme la Sainte-Vierge. Comme si cette connasse (la neige, pas la Sainte-Vierge) adoucirait l’effet dégueulasse qu’a l’hiver sur nous.

La dépression hivernale accentuée par la tombée de flocons de mes deux. 

Alors quoi ? Deux-trois grains de cocaïne glacée vous tombent sur la gueule et vous êtes contents ? POURQUOI ? J’ai écrit cocaïne et je me demande si le souci n’est pas là. Est-ce que les scientifiques nous cacheraient depuis des siècles que la neige ne serait en fait que de la coke produite par les nuages ? Franchement, ça expliquerait beaucoup de comportements débiles que j’ai pu observer lorsque cette connasse (oui la neige, c’est bien tu suis mon kiki !) débarque. Entre ceux qui font des anges (moches soit dit en passant) dans la neige fraîchement tombée, ceux qui se la balancent dans la tête (je hais ce jeu de merde), ceux qui parle de son arrivée sur le Twitter ou le Facebook, ceux qui s’extasient chaque fois en la voyant comme devant un nouveau né, ceux qui font des bonhommes de neige pas très avenants, sans oublier ceux qui tirent la langue pour en choper dans la bouche (cocaïne ? ecstasy ? hostie chrétienne ? attention aux effets indésirables !), et j’en passe et des meilleurs … Vous êtes fous. Point barre.

GNIHIHI SO MUCH COCAINE !

Vous devez me prendre pour une bien triste fille. Et bien vous avez tort ! Je m’explique. Je suis née et ai vécu jusqu’à mes 19 ans sur une île tropicale là où la neige n’était que fantasme. A cette époque je l’aimais bien. Je secouais des boules de verre (esprits pervers je t’ai vu) avec de la fausse neige dedans, ma marraine avait un sapin blanc en plastique (le LOL puissant sur une île dans l’hémisphère sud), je trouvais ça formidable et fascinant de voir que les gens pouvaient être à la fois agacés et enchantés par ce phénomène immaculé … Je me demandais devant ma télé : « est-ce qu’un jour je verrai la neige ? « .

PUTAIN SI J’AVAIS SU !

Pour moi les fêtes se faisaient donc autour d’un sapin blanc en plastique et/ou d’un palmier dans un jardin ensoleillé. Ou mieux : sur la plage autour d’un barbecue. Parce que chez moi pendant les fêtes il fait (très) chaud. Il neigerait en plein été que déjà je le prendrai moins mal, croyez-moi … J’ai vu de la neige dès ma première année en Métropole. Aucun sentiment de bien-être. J’ai trouvé ça assez laid. J’étais blasée. Jusque là rien de folichon. Puis est venu ce jour terrible où cette connasse (toujours la neige oui) a bloqué mon avion. Avion qui devait partir pour la Réunion où je devais justement rire face à un sapin blanc en plastique. BON, j’ai pu me la péter devant mon sapin blanc en plastique, mais j’étais bien dégoûtée face à cet amas blanchâtre qui me faisait perdre mon temps si précieux dans un aéroport. Comme si j’en perdais déjà pas assez dans l’avion ! C’est donc derrière une vitre de l’Hôtel Hilton proche de l’aéroport d’Orly que ma haine pour la neige prit forme.

Delphine, 22 ans, n’aime pas la neige.

 Je n’ai jamais autant chialé (ouais okay j’exagère là). C’est aussi la première fois où je me suis demandée ce que je foutais en Métropole et pourquoi tant de discrimination météorologique. Dans mon petit malheur j’ai cette chance incroyable : dans le Morbihan il neige peu. Si peu que les gens ici fantasment autant qu’une personne dans les DOM-TOM de la voir un jour. Si, si, sans rire, je déconne pas.
Enfin bref. Voilà. Bien heureusement qu’il y a du bon dans cette connerie de flocons blancs et de saison glaciale. Y a tous ces petits trucs pleins de chaleur que tu fais chez toi. Comme boire un chocolat chaud, ou un thé. Boire de la soupe dans un grand bol. Regarder le feu crépiter dans une cheminée si t’en as une. Regarder la neige par la fenêtre et l’insulter comme bon te semble. Faire l’amour à ton radiateur (ou faire l’amour tout court). Jouer au papillon dans son cocon avec l’aide de ta tendre et chère couette. Acheter des bonnets, des collants et des manteaux de couleurs (le noir et le gris c’est pour les lopettes). Prendre ton chat/chien comme bouillotte dans le lit. Hiberner jusqu’à un certain point quoi.

Mais dans mon petit coeur de fille des îles, les fêtes seront toujours synonymes d’arbres rougeoyants, de ciel bleu, de sable chaud sous les pieds, et de soleil qui mord la peau dès le réveil. Alors pardonnez cette haine hivernale. Je vous embrasse. Je vous souhaite de très bonnes fêtes. COEURS DANS VOS TÊTES ET FLAMBOYANTS DANS VOS YEUX. 

Petite info inutile : J’ai vu la neige une fois à l’île de la Réunion, en octobre 2006, tout près du volcan qui était d’ailleurs en éruption. Bonjour le paradoxe ! Parait que ça arrive une fois tous les cinquante ans, alors c’était génial, c’était joli, c’était dans les journaux et tout le tintouin. Ça a duré un soir, et puis voilà. C’était beau et improbable.