Billet (photographique) d’absence.

Photos en vrac de ce qu’était ma vie cet été.
Bisous. Adieu.

Billet (photographique) d'absence.Capture d'écran 2013-11-09 21.56.32 Capture d'écran 2013-11-09 21.57.07 2013-08-10 23.36.01 2013-08-11 23.33.47 2013-08-12 23.15.52 2013-08-13 22.20.31 2013-08-14 00.11.14 2013-08-14 03.07.15 2013-08-14 04.27.50

Tapie dans l’ombre des vacances, me revoilà dans la lumière de la vraie vie.

Publicités

Prétention triangulaire et tribulations géométriques.

   Depuis un petit moment déjà j’ai remarqué la recrudescence des formes géométriques dans le monde de la mode et du visuel musical : et vas-y que j’te fous des carrés, ronds, triangles, hexagones, pentagones, demi-cercles et autres partout partout partout … A croire que les gens (re)découvrent enfin l’apaisement procuré face à une figure géométriquement stable. Tout y passe. Tes bijoux en toc. Tes fringues. Ton papier toilettes. Les pochettes de tes groupes préférés. Tes culottes. Tes chaussettes. Tes tatouages.

Oui. J’t’avais dit que tes tatouages aussi.

  Tout, je te dis. Tout ! Même mon Amour de chanteur, Dan Black, s’y est mis. Faut dire qu’il a pas attendu 2013 pour s’y mettre hein :

Je me suis donc inspirée de Kelis (la demoiselle aux boucles sauvages) et j’ai décidé que tiens, viens, on va mettre des triangles sur mon visage aussi hein ! Y a pas de raison que seule Kelis ait droit à un troupeau de triangles qui lui tournent autour ou qui se baladent ici et là sur ses jolies joues. By the way. Mon ordinateur est une épave et refuse de faire fonctionner Photoshop. J’aurai tant voulu nouer des liens d’Amitié avec Photoshop … Un jour viendra petite, un jour viendra ! Ces trucs ci-dessous ont donc été réalisé sous PhotoFiltre 7 (et ouais …).
Tu me juges, je te vois. Pardon d’être minable.

 Tribulation triangulaire
Tribulation Triangulaire et sourire narquois 2.0
Misère géométrique.

 

Ps : Dan Black, j’aimerai te voler tout ton talent et ton imagination. Bisou.

Où est Charlie ?

, Hey.
Moi c’est Charlie. Mon prénom peut porter à confusion, mais je suis une nana. Une paire de seins qui tient dans tes mains et un vagin loin de tes reins. Voilà. J’ai tendance à être vulgaire et puissamment froide mais peu m’importe. Faut savoir que la Delphine est gentille, un peu coincée, et tellement naïve (le mot qu’on utilise tous pour ne pas dire « conne » m’voyez) qu’il fallait que je m’invite dans sa petite tête. Tu penses de suite à de la schizophrénie ?
Vois ça comme tu veux.

   Pourquoi suis-je coincée dans cette caboche infernale ? Bonne question. Cette fille a le mérite d’être certes très gentille, mais elle se balade avec un énorme cactus coincé au fond de son croupion. Crois-moi, ça fait mal d’être 1) coincée, 2) avec des épines dans l’anus. Sans moi, cette cruche passerait son temps à allumer des cierges dans les églises en pleurant sur son sort (sort pas si dégueux soit dit en passant) au lieu d’allumer des mecs dans le peu de soirées où elle pose les pieds.

Je la revois au collège, un petit peu sûre d’elle, les yeux dégoulinant de crayon noir trop gras et s’attachant ici et là de quelques phénomènes de son âge. Rien, vraiment rien, ne présageait ma venue quasi constante dans sa vie. Elle vivotait tranquillement et répondait à toutes les emmerdes de la vie par des « Et alors ? » insolents et des sourires métalliques cachés derrière une main couverte d’une mitaine dégueulasse. Elle garde d’ailleurs ce réflexe étrange : barrer son sourire derrière une main, comme si son appareil dentaire réapparaissait à chaque début de fou rire.  Elle est difficile à apprivoiser. Le genre à ne jamais dire merci aux compliments parce qu’elle n’y croit pas. Je m’en contre-carre. La plupart du temps j’y crois pour deux. Puis j’ai beau être grossière, faut pas déconner sur la politesse. Elle a appris à dire merci, comme tout le monde.

  Et là tu te demandes peut-être pas du tout pourquoi je suis restée. J’aurai pu me casser, l’abandonner, la laisser dans sa merde. Oui. Mais. Non. On s’attache à ce genre de personne. Ouais, on peut aussi très vite s’en lasser, tu as raison lecteur. Mais j’ai eu envie de la changer. De la bousculer. De l’emmerder. De la tirer de sa zone de confort.

Me voilà donc, Charlie, une fille, un regard froid, de la sensualité au bout de chaque doigt et une répartie alliant finesse et méchanceté.

  Je n’étais pas souvent présente. Juste quand untel venait lui cracher des mots sur son style ou sa présence. Ou alors vite fait lorsqu’elle n’avait pas lu le poème de Beaudelaire de la page 54 de son édition d’occasion et que le professeur l’avait pointé du doigt pour une analyse d’au moins 3 phrases. Elle perdait pas pied la Delphine lorsque je lui marmonnais des phrases bien tournées pour parler de la tristesse de Charles dans ce poème sans même qu’elle l’ait lu. Bon, faut dire qu’avec Charles et ses Fleurs du Mal , aucune difficulté apparente : monsieur était triste à peu près 90% du temps, ou bourré, ou drogué. Parfois même les trois ! Ah. Ce bon vieux Charles. Le premier a avoir mis des mots sur sa peine. Malheureusement, pas le dernier.

Delphine, ma douce Delphine.

  Elle souriait tristement à son miroir, mais elle savait que ça irait ! J’avais fini par la laisser souffler. J’ai lâché sa main, j’ai baissé la garde. Delphine n’allait ni mal ni bien.
On a décidé ensemble de lui construire une carapace. Un truc ni trop solide ni trop friable. Alors depuis, elle vit avec un plâtre autour du coeur. Elle le signe tous les jours avec des mots doux, des petits dessins, elle y laisse même la marque de ses lèvres maquillées. Des fois je la surprend en train de le gratter avec le bout de son crayon, tentant de l’émietter. La voie de la guérison je pense.

Prenez soin de vous bande de connards.
Charlie .

Ps : bien évidemment ces montages sont affreux, mais HEY, je t’emmerde !

Catin sentimentale.

Viens sur mon trottoir, je suis une pute de l’attention !

Approche, je ne te ferai pas de mal, puisque c’est moi qui ai mal. Je suis grosse et moche. Enfin, ça c’est ce que je te dis. Je veux t’entendre me dire que je suis jolie. Dis-le que je suis jolie. Même triste je suis jolie, hein ? Hein ?

Sache que ce n’est pas si cher que ça de m’avoir dans tes bras. Une petite vingtaine de minutes pour que tu puisses voir mes lèvres bouger et sentir mes soupirs dans ton cou. Je vais plus que mal tu sais ? Alors oui, souvent je m’invente des problèmes pour que tu poses tes yeux sur moi. Mais j’aime tellement ça ! Mais tes yeux ne suffisent pas chéri. Je veux tes oreilles aussi. Ecoute-moi je t’en supplie. Prend mes soucis comme des caresses et tu seras comblé . Je peux poser ma tête sur ton épaule, dis ? Ne fais pas cette grimace, ça ne te prendra qu’une ou deux minutes de plus. C’est pas beaucoup hein ? Puis, toi, dans ta vie tout va si bien … Je t’envie. Beaucoup.Tu peux donc perdre quelques secondes de ton temps pour essuyer mes larmes ! T’es génial, merci. T’es génial, ton quotidien aussi est génial. Pas comme le mien. Pas comme moi. Moi je suis nulle. Tu peux me contredire tu sais ? Voilà, oui, tu as raison, moi aussi je suis géniale. Mais ne me le dis pas trop, je risque de cesser de te croire. J’ne suis pas si géniale que ça. Pas autant que toi ou Pierre-Paul-Jacques.
Quoi ? Tu culpabilises ? Ah. Je m’excuse. Pour la peine je t’écouterai parler de tes problèmes pendant un petit bout de temps. Mais attention, si je trouve ça moins grave que mon désespoir actuel je reprendrai la parole et tu n’auras pas ton mot à dire. Tu m’entends ? Dis, tu m’écoutes ? Non, mais attend là, où est-ce que tu vas ?! Comment ça une heure ça devient long et cher ? HEY MAIS REVIENS ! Reviens ! J’ai des biscuits si tu veux ! Putain mais attend !! Regarde, je suis tombée et je me suis blessée le genou en te courant après ! Ça saigne, je vais mourir. Tu vas pas m’abandonner quand même ! Je souffre. Regarde-moi. S’il-te plait. OH ! HEY ! REVIENS ! 

Si c’est comme ça, je retourne sur mon trottoir. Je trouverai forcément quelqu’un de plus gentil que toi. Quelqu’un qui essuiera mes larmes et boira mes paroles. Je ne te pensais pas aussi lâche. Jamais personne pour me remonter le moral. Salop. Connard. Je te hais. Je me hais.