You look like an angry teapot.

 Il serait d’bon ton de vous prévenir que je ne fais que déposer des phrases qui me hantent l’esprit depuis maintenant quelques mois. Alors ne cherchez ni lien, ni lyrisme construit. L’incohérence est ici reine. Je ne fais qu’extirper de ma tête ce qui me gêne. Cet avertissement maintenant lu, vous pouvez choisir de ne pas lire ce qui suivra. Bisou, bien à vous, Delphine.

Oui. J'aurais kiffé avoir la pensine de Dumbledore. Oui. Voilà.

Oui. J’aurais kiffé avoir la pensine de Dumbledore. Oui. Voilà. VOILÀ.


Avant que tu ne t’emballes, laisse-moi compter
Tout l’Amour que tu m’as coûté
Beaucoup trop à mon avis,
J’irai foutre une balle dans ton cervelet.
(Delphine, alias JenaLee – oui vous aviez oublié son existence, de rien pour les souvenirs)

 Il m’arrive d’être poète merdique à mes heures perdues. Il faut d’ailleurs que j’arrête de perdre ces heures précieuses, que je me focalise sur ma vie, que des pensées fugaces foulent le sol gluant de mon cerveau. Il faudrait, pour sûr, que je stoppe là mes inepties et que je m’en aille dormir, courir, boire un verre d’eau de rosé  (à vous de voir l’activité correspondant à l’heure qui l’est au moment où vous lisez ces lignes).

Mais non. Non. Divaguons. Enfin. Je divague. Vous, vous restez plantés là à soupirer quelques mots sur ma folie. Faites donc.

SOUFFLEZ, C’EST PRESQUE FINI.

 Ce qui est sympathique avec l’introspection, c’est toutes les conneries qu’on peut réussir à créer dans sa propre tête. S’auto-persuader de choses incroyablement fausses. Et c’est ainsi que je me plais beaucoup trop souvent à croire que plus mon scénario interne est catastrophique, moins ma réalité le sera. Chaque moment "crucial" de ma palpitante vie fait l’objet d’une mise en scène profonde, privée, mais surtout improbable et rocambolesque, avec généralement des torrents de larmes et des punchlines dignes de Belmondo, Dicaprio, et Sailor Moon réunis. Ma raison vacillera, se troublera et on observera mes sourcils se froncer face à ma propre introspection. Je me chamboule toute seule. M’enfin. Comme toujours me direz-vous.
Comme toujours. 

Whatever. Adios Bithchachos. Que le positif hante vos vies.
Ça se finit comme ça. Je vous avais prévenu, merde hein.

Touvabien. Grobizou.

Gloomy me

J’irai noyer Paris sous mes larmes. 
Ici, c’est MOI la pluie. 

Bonus pour les gens qui aiment le bruit de la pluie lorsqu’elle est en colère, lorsqu’elle se calme ou qu’elle caresse vos fenêtres (faut bouger la souris de bas en haut).

Bisou.

Bain de lumière.

Il est fort possible que je fasse mon entrée dans un état de veille douteux.
Entre le coma et la prise de conscience.
Je ne sais pas si je m’endors ou si je suis sur le point de me réveiller.
L’heure est venue de lâcher prise.
Je me repose l’esprit en m’abrutissant d’images télévisuelles, avec des musiques que je n’aime même pas.
J’ai besoin de reculer un peu, de faire un constat.
Non, je ne fuis pas, mais ma bouche et mon corps refusent de coopérer.
Pas de son. Pas de mot. Pas d’action. Pas de mouvement.
Alors pour me soigner, je me noie dans la lumière.
C’est toujours mieux que de s’abandonner dans une flaque d’ombre, non ?




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Emo. Ado.

J’étais jeune. Seize ans. Tout au plus dix-huit. J’écrivais des chansons en anglais. Des trucs un peu mielleux et bourrés de métaphores. Avec des rails d’espoir aussi mince que des lignes de cocaïne. Des machins avec des you, des I, et des us en perdition. Un bordel monstrueux de personnes qui ne se croisaient qu’une fois et qui s’abandonnaient souvent. Des chansons tristes sur des notes pop.

J’aimais les chanter en sautillant dans les couloirs de l’appartement de mes parents quand ils n’étaient pas là. Le genre de pulsions bêtes poussées par des litres de jus d’orange engloutis (ou d’alcool, mais soyons francs, je ne bois jamais seule … et je vous mens à l’instant en riant). Coursant mon ombre dans les recoins de ma chambre, mes cordes vocales brulant de mauvaises notes, je me prenais pour une starlette en devenir.

Puis venait ce moment critique où j’allais parfois m’étaler sur le balcon, les yeux rivés sur la mer. Le corps alourdi par tant de folie j’imaginais toujours le pire. J’imaginais que le you, le I, le us que je chantais auparavant allaient finir engloutis sous une vague énorme. Le souffle coupé, les yeux embués. Les corps bousculés, des troncs d’arbre dans la gueule, des pans de mur dans les côtes, de la flotte se mélangeant subtilement au liquide qui entoure leur cerveau, les engloutissant dans un néant dont ils ne sortiront pas vivants. Pas de survie ici.

It’s a kind of drama story. You were sure to be mine. But there’s a God overhead who really doesn’t care. You’re making love with Death they said. "Bye" with a strange voice. "Bye". Water there. Water here. Immersed in a strange strange world. Making love with the Death.

Faut croire que y a des exceptions concernant la noyade hein.

Boucan interne, tapage externe.

Le matin, fabuleux moment.


7:45

Le "bip bip" incessant du téléphone me sort de mon cauchemar, le même qu’hier où je saute d’un toit avec un lapin entre les bras et où l’on finit tous les deux face contre sol. Intéressant. Il est déjà putain de difficile de se réveiller mais alors avec pour dernière image son propre corps qui baigne dans une marre de sang près d’un lapin en miettes… J’aurais aimé être ce genre de personne qui dès son réveil rêverait de continuer à faire l’amour doucement à ses draps. Ceux-là même qui passent des nuits agréables à baver sur leurs oreillers, entourés d’un cocon formé par la couette.

8:20
Bien entendu j’ai du retard. Et pas qu’un peu. Tant pis ?
Vous ne savez pas où je dois aller de si bon matin. Et bien sachez que moi non plus. Et j’en ai rien à foutre. Je garde le rythme c’est tout, histoire d’avoir un semblant d’emploi du temps.
Alors ma pensée embrouillée accompagne mon corps fatigué vers le miroir pour la tentative numéro 12 605 d’effacement des années de sommeil perdues. Mariage de l’anti-cerne et du fond de teint, avec pour témoins le mascara. Résultat dégueulasse et futur divorce du mascara à cause d’un torrent de larmes que je verserai derrière un mur ou d’un bâillement idiot devant un mauvais film. C’est nul les mariages de toutes façons.

9:07
Retard ultime. Retard total. Le téléphone sonne. Tu crois vraiment que je vais te décrocher ? Aha. (c)Rêve. Je vais poser mon cul deux minutes sur une chaise, ça m’évitera de penser à ma mine absurde et ma face blafarde. Continue de sonner va. J’ai bien fait de choisir une sonnerie douce.
Je vais poser ma tête deux secondes sur le coin de la table et me laisser bercer par le téléphone. Oui. Voilà. Me laisser bercer. Le regard dans le vide je me dis que je devrais sincèrement penser à me bouger, à m’habiller, à partir, à oser et à dire oui.
Mais que neni.
Je ferme les yeux et je débite une liste de mots par ordre alphabétique. C’est mon nouveau système contre l’angoisse.
Agonie Babiole Cachemire Délicat Envie Fable Galerie Hisser Isoler Jour K … K … Oui bon j’abandonne souvent après le K. Oui, mon système à une faille. Ou alors c’est notre alphabet ? Ou peut-être n’ai-je tout simplement pas assez de vocabulaire pour m’apaiser via ce système tout con. Serais-je idiote ?
Bravo mademoiselle, vous venez d’installer dans chacune de vos veines une énorme dose d’inconfort.

9:56
Ca y est, je crois que je ne suis plus seule dans ma caboche. Des personnes s’y invitent encore et encore mettant les autres occupants dans un embarras incroyable et dans une gène physique carrément ingérable. Le manque d’espace tu comprends ? Voilà mon crâne qui ne demande qu’à exploser. Faut croire que ma tête n’est qu’un foutu squat à l’abandon.
C’est fou mais je ne connais aucune de ces personnes errant ici ou là dans mon cerveau. Je ne sais même pas si ce vacarme vient réellement de ma tête ou si je suis là endormie paisiblement sur le coin de ma table avec ce con de voisin qui fait encore des travaux en hurlant à Marcelle, sa femme bien-aimée, si elle peut lui passer le Coca et le tournevis jaune près de l’évier. Je t’en supplie Marcelle, passe-lui le Coca et le tournevis jaune qu’on en finisse avec cette perceuse.

10:18
J’ai parcouru plus de 10km de bruit, faut croire que Marcelle n’a jamais retrouvé le Coca et le tournevis jaune. Gros mal de crâne. Deuxième réveil difficile en une seule et même matinée. Si c’est pas un exploit ça ma bonne dame !
Ces deux réveils passés, je me sens désormais l’âme d’un puissant aventurier. Je me bats contre mon quotidien quand d’autres s’en accommodent sans broncher. Oui. Voilà. Je suis une super-héroïne. Ou une super-vilaine, mais ça c’est moins évident à assumer. J’ai un peu le melon de me dire super-héroïne mais loin de moi l’idée de cracher sur les gens "normaux" que vous êtes tous, ces "Moldus" qui m’entourent, vous, gens de fade saveur, l’ennui dans lequel vous me plongez m’agace au plus au point. Moi, super-héroïne, s’en va prendre deux cachetons de codéine pour m’apaiser, pour pouvoir vous supporter.

10:30
J’ai déposé un tournevis vert devant la porte des voisins et une bouteille de Sprite. J’ai tout faux mais c’est l’intention qui compte non ?
La codéine fait son petit effet et le canapé me fait les yeux doux. Je m’en vais me recoucher. C’est pas bien grave de rater encore une journée. Tristitude.

Prétention triangulaire et tribulations géométriques.

   Depuis un petit moment déjà j’ai remarqué la recrudescence des formes géométriques dans le monde de la mode et du visuel musical : et vas-y que j’te fous des carrés, ronds, triangles, hexagones, pentagones, demi-cercles et autres partout partout partout … A croire que les gens (re)découvrent enfin l’apaisement procuré face à une figure géométriquement stable. Tout y passe. Tes bijoux en toc. Tes fringues. Ton papier toilettes. Les pochettes de tes groupes préférés. Tes culottes. Tes chaussettes. Tes tatouages.

Oui. J’t’avais dit que tes tatouages aussi.

  Tout, je te dis. Tout ! Même mon Amour de chanteur, Dan Black, s’y est mis. Faut dire qu’il a pas attendu 2013 pour s’y mettre hein :

Je me suis donc inspirée de Kelis (la demoiselle aux boucles sauvages) et j’ai décidé que tiens, viens, on va mettre des triangles sur mon visage aussi hein ! Y a pas de raison que seule Kelis ait droit à un troupeau de triangles qui lui tournent autour ou qui se baladent ici et là sur ses jolies joues. By the way. Mon ordinateur est une épave et refuse de faire fonctionner Photoshop. J’aurai tant voulu nouer des liens d’Amitié avec Photoshop … Un jour viendra petite, un jour viendra ! Ces trucs ci-dessous ont donc été réalisé sous PhotoFiltre 7 (et ouais …).
Tu me juges, je te vois. Pardon d’être minable.

 Tribulation triangulaire

Tribulation Triangulaire et sourire narquois 2.0

Misère géométrique.

 

Ps : Dan Black, j’aimerai te voler tout ton talent et ton imagination. Bisou.